Laurent Valera

 

« J’ai toujours procédé dans mon travail par série. J’ai très vite eu l’intuition qu’ainsi il me serait plus aisé de mimer la mécanique de la vie. Une des caractéristiques de la vie est de se développer par duplication. Elle opère par copies successives d’éléments qui tous mis bout à bout donnent des êtres vivants. D’infimes anomalies, des petits accidents, impliquent en bout de chaine d’importantes mutations, générant une quantité infinie de propositions de la vie sur notre planète. J’ai donc copié-collé des formes afin de m’inscrire dans cette logique.
Les rythmes premiers que j’ai commencés en 2009 étaient une réponse à ce phénomène. D’un premier abord rigides et industriels, ils s’avèrent beaucoup moins stricts quand on s’en approche. Les longueurs, les espacements, les parallèles… rien n’est parfait. Tout est fait à main levée, en continu, sans règle ni tracé préparatoire.
Les adhésifs sont découpés et collés au fur et à mesure pour composer ces rythmes colorés. Les adhésifs sont comme de la peinture pour moi. Ils sont plus ou moins transparents. Par superpositions des mélanges de couleurs s’opèrent. Les transparences donnent à l’ensemble énormément de lumière, un peu comme des vitraux. Les couches successives, les croisés de rythmes… donnent par l’apparition de demi-teintes l’impression de strates d’espaces différents. L’ensemble donne alors l’illusion de se développer en trois dimensions. »

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